Prochainement à Cinémolette

Cinémolette, un cinéma de village animé et proposé par des cinéphiles bénévoles de St-Julien-Molin-Molette. Les séances ont lieu dans la salle municipale La Passerelle.

  • Aucun autre choix (VO)

    Vendredi 13 mars 2026 – 20h30

    Encore un vendredi 13 à Cinémolette !

    Thriller sud-coréen de Park Chan-Wook avec Lee Byung-Hun, Ye-jin Son, Park Hee-Soon

    Durée : 2h19 / Interdit -12 ans – en VOST

    Cadre dans une usine de papier You Man-su est un homme heureux, il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison. Lorsqu’il est licencié, sa vie bascule, il ne supporte pas l’idée de perdre son statut social et la vie qui va avec. Pour retrouver son bonheur perdu, il n’a aucun autre choix que d’éliminer tous ses concurrents…

    Park Chan-wook adapte Le Couperet, le roman (très) noir, teigneux, cruellement drôle de l’américain Donald Westlake. Dans une mise en scène au cordeau, d’une époustouflante beauté, les aventures tragi-comiques et sanglantes du cadre qui se mue en meurtrier pour assurer la survie sociale de sa famille épousent parfaitement les contours de la société coréenne, corsetée par la sacro-sainte « valeur travail », qui a érigé la compétition en modèle indépassable. Assez proche dans la satire sociale du Parasite de son compatriote Bong Joon-ho, le réalisateur des remarquables Old boy, Mademoiselle ou Decision to leave contribue avec Aucun autre choix à dresser un portrait pas vraiment glamour du « miracle économique » coréen. Y aurait-il du tangage social au Pays « du matin [pas si] calme » ? 

  • La rivière au bout de mon jardin

    Vendredi 27 mars 2026 – 20h30

    Projection inscrite dans l’événement « Ecran nature, des films pour tous les regards », précédée d’une sortie oiseaux avec la LPO à 18h sur inscription et suivie d’un échange avec le réalisateur (+ d’informations à venir…)

    Documentaire français de Guillaume Mazille

    Durée : 1h26

    Dans une rivière paradisiaque du sud de la France, un cinéaste globe-trotter, bloqué par la Covid, tourne un film poétique et introspectif sur la vie animale de sa région. Mais bientôt, une sécheresse met en péril la source de la rivière, menaçant l’existence même des animaux qu’il a appris à aimer. La formidable puissance de la vie triomphera-t-elle ?

    Guillaume Mazille parcourt le globe depuis plus de 20 ans pour observer la nature et dénicher des espèces encore peu observées. Il travaille pour des journaux comme VSD, Paris Match, image doc, GEO ado, ou encore Terre Sauvage, BBC Wildlife magazine… Son film parle de petites bêtes, des petites choses de la vie, anodines de prime abord, qui entreront en résonance avec notre environnement proche et nos sociétés humaines. Il tente de donner des pistes sur ce que pourrait être la place de l’homme dans un futur proche.

  • Pour l’honneur de Gaza (VO)

    Mardi 31 mars 2026 – 20h

    Projection suivie d’un échange avec le réalisateur, en partenariat avec l’AFPS et dans le cadre du festival Palestine en vue.

    Documentaire de Iyad Alasttal

    Durée : 1h40 – en VOST

    Destructrice implacable, la guerre révèle aussi la force de l’esprit humain. Les citoyens de Gaza, des personnes pleines de talents, entre autres musiciens, artistes, journalistes, des femmes, des hommes, des enfants, donnent vie à leurs inspirations malgré la souffrance infinie et transforment la douleur en énergie qui transcende le temps. Ainsi, la vie sous les bombardements, malgré son horreur, devient un témoignage poignant de la lutte pour la paix et la dignité.

    Pour l’honneur de Gaza est un récit de survie mais aussi d’espoir, où l’amour et l’attachement à la vie du peuple palestinien à Gaza illuminent les jours sombres qu’ils endurent depuis plus de 17 mois. Un récit qui rappelle à chacun que, malgré la guerre et la destruction, la vie continue dans les camps et sous les tentes, et qui prouve que, même dans l’adversité, l’humanité du « peuple de Gaza » demeure indomptable.

  • Maigret et le mort amoureux

    Dimanche 5 avril 2026 – 16h

    Film policier franco-belge de Pascal Bonitzer, avec Denis Podalydès, Anne Alvaro, Manuel Guillot

    Durée : 1h20

    Le commissaire Maigret est appelé en urgence au Quai d’Orsay. Monsieur Berthier-Lagès, ancien ambassadeur renommé, a été assassiné. Maigret découvre qu’il entretenait depuis cinquante ans une correspondance amoureuse avec la princesse de Vuynes, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder. En se confrontant aux membres des deux familles et au mutisme suspect de la domestique du diplomate, Maigret va aller de surprise en surprise…

    Il y a du théâtre et de la tragédie antique dans cette histoire, et Pascal Bonitzer ne s’y est pas trompé en choisissant des interprètes essentiellement issus de la scène avec, au centre, Denis Podalydès de la Comédie Française, qui prête sa verve et sa malice au commissaire Maigret. Pas du tout bedonnant, pas franchement corpulent, il impose pourtant son incarnation du personnage avec ses trois accessoires cultes – un pardessus, un chapeau, une pipe, comme autant de vestiges d’un autre âge, anachronisme délicieux dans ce récit censé se dérouler au début du XXIe siècle –, avec sa détermination aussi vive que son esprit, avec son verbe incisif et sa normalité joyeuse. Mais c’est toute la distribution, étincelante, qu’il faudrait citer : on en distinguera l’exceptionnelles Anne Alvaro (immense tragédienne qui sait que jouer le drame exige de l’humour). Ce qui fait du bien également, c’est cette sensation de glisser, le temps d’un film, dans une bulle hors du temps, loin du fracas du monde, de sa course assommante à la modernité, et de voir à l’œuvre l’intelligence, la profondeur du récit et l’incroyable vitalité de ses personnages.