
Cinémolette, un cinéma de village animé et proposé par des cinéphiles bénévoles de St-Julien-Molin-Molette. Les séances ont lieu dans la salle municipale La Passerelle.
- Shaun le mouton : La bêêête d’Halloween
Mardi 20 octobre 14h30
En avant-première, dans le cadre du festival jeune public « Des Toiles plein les yeux », tarif unique 4€, film suivi d’un goûter offert par le cinéma Le Foyer

Film d’animation (aventure, comédie, famille) de Steve Cox et Matthew Walker
Durée : 1h20
À Halloween, les habitants de la ferme de Mossy Bottom se réjouissent des festivités, jusqu’à ce que le Fermier maladroit saccage les citrouilles bien-aimées du troupeau. Lorsque Shaun se transforme en scientifique fou pour résoudre le problème, les choses dérapent : le Fermier disparaît et une bête sauvage rôde dans les bois.
- La frappe
Vendredi 23 octobre 20h30

Drame de Julien Gaspar-Oliveri, avec Diego Murgia, Bastien Bouillon, Romane Fringeli
Durée : 1h46 – Tout public avec avertissement
Enzo, 19 ans et sa soeur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony, est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable. Rattrapé par son passé, Enzo doit se confronter à une vérité qu’il a trop longtemps gardée pour lui.
Après une mini-série remarquée, « Ceux qui rougissent », et plusieurs pièces dont « La Gueule ouverte », déjà consacrée au thème de l’inceste, La Frappe est le premier long-métrage de Julien Gaspar-Oliveri. Si le sujet est autobiographique, l’histoire, elle, ne l’est pas, ce qui lui permet à la fois une proximité et une certaine distance avec ses personnages, et de toucher au cœur des conséquences à l’âge adulte des violences sexuelles intrafamiliales. Rarement, voire jamais, n’a été abordé avec autant de force et d’acuité ce qu’il advient de l’amour filial après un tel traumatisme. À sa manière — naturaliste, fiévreuse, caméra tremblée, gros plans aimantés par les peaux, têtes scalpées par le cadre —, Julien Gaspar-Oliveri s’empare d’un sujet, pour livrer l’inverse d’un « film à sujet ». Gestes, regards et silences à l’appui, il montre que rien de solide ne se bâtit sur des ruines. Bastien Bouillon est impeccable dans le rôle du père, séducteur, sympathique et à la personnalité envahissante, dominante, inquiétante. Diego Murgia et Romane Fringeli sont extraordinaires dans le rôle des jeunes adultes. Julien Gaspar-Oliveri filme au plus près les sentiments contradictoires, la violence des émotions quand ce qui était caché surgit brutalement. Un premier film d’une grande justesse et bouleversant.
- Notre salut
Dimanche 25 octobre 15h
Séance suivie d’une discussion et proposée dans le cadre du F.R.I.G.O, le Festival des Résistances aux Idées Gravement Oppressives, festival local, antifasciste et solidaire.
Drame historique de Emmanuel Marre, avec Swann Arlaud, Sandrine Blancke, Harpo Guit
Durée : 2h39
Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre, 49 ans, débarque à Vichy sans le sou, sans contact, loin de sa femme et ses enfants. Il voit dans la nouvelle administration l’opportunité de trouver enfin la place qu’il mérite. Dans sa valise, son traité politique édité à compte d’auteur, Notre Salut, où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d’ingénieur. Son credo : « gagner en efficacité » pour relever la France de la débâcle. Mais peut-être qu’Henri cherche avant tout à fuir sa propre débâcle… lui.
C’est un film magistral. Aussi séduisant et déroutant dans sa forme épurée que résolument implacable dans son propos, cinglant. « Notre salut » est reparti du Festival de Cannes avec le Prix du scénario, mais il mériterait aussi la Palme du « film plus que nécessaire : indispensable ! » Parce que Swann Arlaud, parce que brillant, parce que terriblement d’actualité dans notre époque orwellienne où le confusionnisme semble devenu la norme et où notre Histoire récente (et singulièrement ses « heures les plus sombres ») est réécrite, toute honte bue, par les apologues du fascisme renaissant… Alors que la vieille Europe frémit sous le bruit des bottes, que les conflits sont de moins en moins larvés, « Notre salut » vient interroger nos silences, notre docilité face aux courants hégémoniques qui montent, face à ces milliardaires qui grignotent à bas bruit nos espaces d’expression, de libertés collectives, nos richesses humaines, notre monde. On pense forcément aux empires politico-financiers de Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé, Mark Zuckerberg, Elon Musk… à tous ceux qui, dans leur ombre, petites mains obligeantes, préparent le terrain, posent les premiers jalons du totalitarisme en marche. Tout comme d’aucuns le firent en 1940, quand se mit en place le régime de Pétain – là où débute cette histoire. Le crédo de cet Henri Marre ? Gagner en efficacité, appliquer les méthodes du fayolisme (pendant français du taylorisme) pour redresser la France au sortir de la débâcle… Comme tous les plus ou moins jeunes loups qui gravitent aux portes du pouvoir, néolibéraux avant l’heure, il n’est pas très regardant sur les conséquences sociales des politiques à mettre en place. Seuls comptent les chiffres, les résultats, le rendement… En bon petit soldat du système obnubilé par sa survie sociale, le « bon » père de famille, loin des siens, avance ses pions, indifférent au reste du monde. Dans le fond, ce « Monsieur Henri », familier, banal, tend un miroir sans concession à notre époque… Vous l’aurez noté : cet anti-héros porte le même patronyme que le réalisateur, et cela ne tient pas du hasard. Emmanuel Marre puise dans sa propre histoire familiale, celle de ses arrière-grands parents, pour traquer les zones d’ombre de notre récit national. Pour précisément gratter là où les histoires intimes ont été occultées par la grande Histoire. C’est du grand cinéma, qui remet les pendules à l’heure, sans faux semblants. Continuellement inventif, il fait une force de sa fragile économie, se joue des anachronismes pour mieux bousculer le confortable recul historique de son évocation du fascisme quotidien… Indispensable à l’heure où refleurissent mine de rien les slogans collaborationnistes : « Travail, Famille, Patrie ». Un film lumineux et sombre qui claque comme une évidence et permet de décrypter notre époque, la remettre dans une perspective globale. À Cannes, au bout de l’interminable ovation qui suivit la présentation de son film, on vit Emmanuel Marre, ému mais d’une singulière gravité, asséner par deux fois : « plus jamais ça ». On ne saurait mieux dire.
- Les éléphants dans la brume
Vendredi 30 octobre 20h30

Comédie dramatique de Abinash Bikram Shah, avec Pushpa Thing Lama, Deepika Yadav, Jasmin Bishwokarma
Durée : 1h47 – en VOST
Dans un village népalais niché au cœur d’une forêt peuplée d’éléphants sauvages vit une communauté kinnar aussi vénérée que crainte pour ses pouvoirs de bénédiction et de malédiction. Pirati, l’une des mères de la communauté, rêve de s’échapper avec l’homme qu’elle aime. Mais lorsqu’une de ses filles disparaît, elle se doit mener l’enquête et choisir entre son désir de liberté et ses responsabilités envers sa communauté.
- L’espèce explosive
Vendredi 6 novembre 20h30

Comédie policière de Sarah Arnold, avec Alexis Manenti, Ella Rumpf, Vincent Dedienne
Durée : 1h35 – Tout public avec avertissement
Dans la campagne du Nord-Est de la France. Les sangliers qui ravagent les cultures provoquent une guerre ouverte entre chasseurs et agriculteurs. Brun, céréalier en faillite, lutte pour maintenir sa ferme à flot. Quand un notable du coin le pousse à bout, il déraille et disparaît. Un an plus tard, Fulda, un gendarme corse muté dans la région pour raisons disciplinaires, mène l’enquête. Entre intuitions fulgurantes et ratés spectaculaires, ses méthodes approximatives le mènent sur la piste des Attilas, des sangliers aux dimensions hors normes. Mais sa récente rupture amoureuse et la vodka dans laquelle flotte son cerveau n’aident pas. Heureusement, il y a Stéphane, la nouvelle psy de la gendarmerie : elle est là pour mettre un peu d’ordre dans son chaos — à moins que ce ne soit l’inverse ?
- Fini de rire ! L’humour politique au garde-à-vous ?
Mardi 10 novembre 20h30
Séance suivie d’un échange en visio avec Jean-Baptiste Rivoire et proposée dans le cadre du F.R.I.G.O, le Festival des Résistances aux Idées Gravement Oppressives, festival local, antifasciste et solidaire.
Une enquête OFF INVESTIGATION de Jean-Baptiste Rivoire réalisée par Matéo Larroque, Clara Menais et Mila Branco, avec Guillaume Meurice, Lionel Dutemple, Sandrine Alexi
Durée : 1h37
En France, rire des puissants est devenu un sport à risque. En trente ans, les humoristes les plus libres de la télévision et de la radio ont été méthodiquement neutralisés, marginalisés, censurés, voire virés. Dans l’audiovisuel public comme dans les médias privés, le même mécanisme se répète : on tolère la satire tant qu’elle ne mord pas. Dès qu’elle touche au pouvoir, on coupe le micro. Des plateaux de Canal+ aux studios de France Inter en passant par les couloirs de France Télévisions, du règne de Nicolas Sarkozy à celui d’Emmanuel Macron, ce documentaire retrace la mécanique d’une mise au silence qui en dit long sur l’état réel de la liberté d’expression dans l’audiovisuel français.
- Resident evil
Vendredi 13 novembre 20h30
Programmation ciné-frissons du vendredi 13 !
Film d’épouvante-horreur de Zach Cregger, avec Austin Abrams, Paul Walter Hauser, Zach Cherry
Durée : 1h37 / en VOST / Interdit – 12 ans avec avertissement
Bryan, coursier médical, s’engage dans une course effrénée pour survivre, alors qu’autour de lui le monde s’enfonce dans un chaos total.
Resident Evil est un nouvel opus qui vient enrichir la franchise adaptée de la série de jeux vidéo du même nom. Pour cette nouvelle adaptation de Resident Evil, Sony a fait appel à Zach Cregger, réalisateur de Barbare et Évanouis, mais surtout grand amateur du jeu vidéo. Il raconte y avoir joué encore et encore et voulait retrouver au cinéma cette sensation de survie et de progression propre aux jeux : « Ces jeux constituent une référence incontournable dans le genre survival horror. »
- Faire santé commune
Mardi 24 novembre 20h30
Dans le cadre du Festival du cinéma solidaire du Pilat, film suivi d’un échange en présence de la réalisatrice. Télécharger le programme du Festival ici !
Documentaire de Mathilde Syre
Durée : 65 min
Dans un quartier prioritaire de Vaulx en Velin, les habitants n’ont pas le temps, ou pas les moyens, de se soigner. Pourtant c’est ici qu’une poignée de soignants a décidé de créer, en lien avec les habitants, un centre de santé communautaire. Ensemble, ils défendent un soin accessible à tous, et une prise en charge globale. Ainsi la santé devient politique. Arriveront-ils à prouver que l’utopie est possible et à pérenniser un nouveau système de santé publique ?
- Ardèche
Dimanche 6 décembre 15h
Dans le cadre d’un week-end de festivités organisé à St-Julien : marché de Noël, ateliers ouverts, illuminations, feu d’artifice…
Documentaire de Gabriel Campina, John Dauvin
Durée : 1h30
L’Ardèche se dévoile dans ses pierres, ses vallées encaissées, ses villages et ses gorges spectaculaires. Sur les routes de ce département montagneux, John et Gabriel partent à la rencontre de celles et ceux qui entretiennent un lien particulier avec cette terre. Les deux réalisateurs se mettent en scène et explorent une question intime et universelle : qu’est-ce qui fait qu’un endroit devient ton chez toi ? Nés à des milliers de kilomètres de la France Gabriel au Brésil et John en Inde, ils ont pourtant trouvé en Ardèche un lieu auquel ils se sentent profondément attachés. Un lieu qui les relie. Une terre qui se partage. Leur road-trip les conduit à la rencontre d’Ardéchois de naissance ou d’adoption, tous différents, tous généreux. Ils découvrent notamment la reprise d’un bar de village en pleine montagne, les souvenirs ardéchois de la cheffe Anne-Sophie Pic et les gestes précis d’artisans passionnés. De la grotte Chauvet, dont les peintures remontent à 36 000 ans, aux activités qui façonnent encore aujourd’hui le territoire, chaque étape offre un nouveau regard sur ce qui fait l’âme d’un lieu. En voiture, en canoë ou en montgolfière, John et Gabriel traversent bien plus que les paysages d’une carte postale : une Ardèche à la fois spectaculaire et intime. Au fil des rencontres, leur voyage les conduit à explorer comment un endroit devient un chez-soi. Plus qu’une découverte de l’Ardèche, le film propose ainsi un voyage sensible à la recherche de ce qui nous attache à un lieu.