Prochainement à Cinémolette

Cinémolette, un cinéma de village animé et proposé par des cinéphiles bénévoles de St-Julien-Molin-Molette. Les séances ont lieu dans la salle municipale La Passerelle.

  • Un champ de fraises pour l’éternité

    Vendredi 11 septembre 19h

    Double séance avec un 2ème film à 21h30. Entre les 2 films, apportez votre casse-croute, Cinémolette prépare le dessert et la tisane !

    Comédie de Alain Raoust, avec Philippe Rebbot, Grégory Montel, Florence Loiret Caille, Oussama Kheddam, Quentin Dolmaire

    Durée : 1h44

    Radio Pomski livre sa dernière bataille. Cultissime radio locale lovée dans un camping, elle ressemble à celles et ceux qui y résident à l’année et que la vie a cabossés. Alors que la menace d’une expulsion se resserre, l’antenne devient le cœur battant d’une communauté où se mêlent destins ordinaires et extraordinaires, tentatives de bonheur et certitude fragile qu’ensemble tout n’est pas encore perdu. Chacun à sa manière essaie de sauver bien plus qu’un lieu : une certaine idée de l’amour et l’amitié.

    Une comédie douce-amère sur les habitants oubliés de territoires en déshérence… Cabossés et touchés par la précarité, ils ont réussi à se ménager un petit espace qui leur permet de vivoter et de se sentir encore appartenir à une société. Pourtant, même ce trois fois rien est menacé, même ce peu de choses va leur être enlevé… Il y aurait de quoi céder au désespoir, couper la ligne qui nous relie encore au monde. Alain Raoust nous montre au contraire que c’est dans notre rapport aux autres que l’on peut retrouver un peu d’espoir, d’allant, voire même l’énergie de se battre, même contre des moulins à vent. Modeste et sans prétention, cette fable généreuse, avec son univers singulièrement décalé, brosse le portrait d’une France morcelée, gangrenée par la crise. Dans ce climat délétère Un champ de fraises pour l’éternité préserve avec humour une bulle fragile d’entraide, de partage et de dignité.

  • Jim Queen

    Vendredi 11 septembre 21h30

    Film d’animation de Marco Nguyen et Nicolas Athane

    Durée : 1h25 / Interdit – 12 ans

    Jim, icône sexy de la scène gay, tout en muscles saillants, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels ! Les fiers homos en vulgaires hétéros ! Il voit alors tout le monde lui tourner le dos à l’exception de son premier et plus grand admirateur, Lucien, frêle jeune homme rêveur et sans expérience qui peine à s’assumer. Ce duo mal assorti va partir en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d’empêcher l’extinction de l’homosexualité… Une épopée à suspense digne de superhéros peut commencer !

    Voilà un film qui ne prend pas de pincettes. Qui fonce dans le tas à tombeau ouvert, appelle un chat un chat, la prostate une zone érogène et l’Empereur breton réac des médias et du cinéma un Mogul fascistoïde – et ça fait un bien fou ! Un dessin animé (dé-)culotté, inventif, joyeusement féroce, écrit à huit mains par un quarteron de scénaristes sans filtres, adeptes des jeux de mots crus et nourris de solides références satiriques « bêtes et méchantes ». Lucien, le newbie (débutant dans le milieu), nous guide dans la jungle des cultures et des chapelles gay qui sert de décor à une improbable relecture de conte de Grimm par un Tex Avery sous acide, avec ses héros, ses méchants, sa bonne fée drag, son Graal. Tour à tour décapant et bienveillant, Jim Queen balance autant sur les queerphobies de notre époque qu’il moque l’homo-normativité (culte du corps, âgisme, classisme…). Et ne prône en définitive qu’une saine attitude, quelle que soit son orientation : l’acceptation de soi.

  • De la Comédie-Française

    Vendredi 25 septembre 19h

    Double séance avec un 2ème film à 21h. Entre les 2 films, apportez votre casse-croute, Cinémolette prépare le dessert et la tisane !

    Comédie de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec Pauline Clément, Laurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands

    Durée : 1h15

    Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.

    Osons donc nous jeter sans retenue et avec joie dans cette délicieuse comédie estivale qui nous ouvre les portes de la Maison de Molière, nous promène dans les coulisses du « Français », des loges à la salle Richelieu, là où depuis 1799 se jouent les pièces les plus illustres du « Répertoire ». C’est une comédie brillante, ramassée en 1h15, autant dire qu’il n’y a pas de gras, pas de temps mort, rien à jeter, tout à garder. Envisager la maison de Molière comme le temple du théâtre, certes, mais avant tout comme un lieu de travail, avec son règlement, sa cantine chiche en nuggets, ses salariés et leurs travers, c’est la riche idée de cette fiction tournée au sein même de l’institution et intégralement interprétée par des membres de la Troupe. chaque réplique est pensée comme celle, vive, enlevée, d’une pièce de théâtre, façon Feydeau ou Courteline. Au-delà du plaisir immense qui se lit dans les yeux pétillants de ces artistes qui se prêtent avec jubilation à ce jeu, De la comédie française est bien sûr un vibrant hommage rendu à des professionnels dévoués corps et âme à la troupe, à leur sens de l’auto-dérision et à leur joie toujours renouvelée d’être sur scène soir après soir.

  • The last viking (VO)

    Vendredi 25 septembre 21h

    Comédie noire danoise suédoise d’Anders Thomas Jensen, avec Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Lars Brygmann

    Durée : 1h56 / en VOST / Interdit – 12 ans

    Après quinze ans derrière les barreaux, Anker, un braqueur de banque sort de prison et veut récupérer le butin qu’il avait confié à son frère avant son arrestation. Mais ce dernier, convaincu d’être la réincarnation de John Lennon, n’en n’a plus aucun souvenir et l’entraîne dans un voyage aussi inattendu qu’improbable…

    La chasse au trésor est ouverte, et attention aux surprises… On ne déterre pas toujours ce que l’on cherche, surtout dans cette œuvre hybride ! Polar haletant à la Tarantino ? Drame familial à la Anderson ? Comédie burlesque à la Keaton ? Impossible de caractériser précisément la dernière pépite d’Anders Thomas Jensen qui mélange les genres avec maestria, nous entraînant dans une sanglante sarabande où se mêlent la violence et la compassion, le grotesque et le subtil, la dérision et l’émotion. Le réalisateur est clairement passé maître pour provoquer l’hilarité avec le tragique le plus absolu et surtout pour humaniser sa joyeuse bande de marginaux. Sous le vernis d’une extravagante farce scandinave se dissimule une exploration bien plus profonde et poignante des mécanismes du souvenir. Derrière l’ironie affleure quelque chose de plus intime, le poids des non-dits, les blessures familiales, la fraternité cabossée. La mécanique comique sert de tremplin à un récit profondément humain où les cicatrices du passé remontent à la surface. On ressort du film hilare et ému, avec la sensation d’avoir vu une comédie noire se transformer en élégie fraternelle. Du grand cinéma populaire et singulier.

  • Howard Zinn, une histoire populaire américaine 2 (VO)

    Mardi 29 septembre 20h30

    Documentaire de Olivier Azam et Daniel Mermet avec Howard Zinn, Noam Chomsky, Chris Hedges

    Durée : 1h52 – en VOST

    Le best-seller Une Histoire populaire des États-Unis a révélé aux Américains une part de leur passé longtemps ignorée par eux-mêmes, redonnant une place dans l’histoire aux Amérindiens, aux Noirs, aux ouvrières et aux ouvriers pris dans la grande fabrique du rêve américain. Le travail d’Howard Zinn s’est opposé aux mythes fondateurs depuis Christophe Colomb et s’impose aujourd’hui comme un contre-feu à la guerre idéologique menée par Donald Trump, qui en a fait sa bête noire en histoire.