
Cinémolette, un cinéma de village animé et proposé par des cinéphiles bénévoles de St-Julien-Molin-Molette. Les séances ont lieu dans la salle municipale La Passerelle.
- Sauvons les meubles
Vendredi 12 juin 21h

Film franco-belgo-suisse de Catherine Cosme, avec Vimala Pons, Yoann Zimmer, Guilaine Londez
Durée : 1h26
Lucile est une photographe reconnue et indépendante. Lorsque sa mère tombe malade, elle accourt dans la maison de son enfance et y retrouve son frère Paul. Là, ils découvrent que leur mère, autrefois pétillante et entrepreneuse, leur cache des choses… Lucile et Paul comprennent alors qu’ils n’ont plus que quelques jours pour sauver bien plus que les meubles…
Tragi-comédie qui sait ménager quelques moments cocasses dans une alternance subtilement dosée de tension et d’émotion, Sauvons les meubles est une fine réflexion, à la fois d’une richesse foisonnante et d’une limpide simplicité, sur le sens de la vie, les petits et gros mensonges du quotidien, les non-dits familiaux, les regrets. Avec son titre tristement ironique à multiple sens, Sauvons les meubles, en plus d’un film sur le deuil, est une invitation solaire, joyeuse, à faire un pas de côté et arrêter de se laisser bouffer l’existence. Une invitation à vivre.
- Dao
Vendredi 19 juin 21h

Comédie dramatique de France, Sénégal et Guinée-Bissau de Alain Gomis, avec Katy Correa, D’Johé Kouadio, Samir Guesmi
Durée : 3h05
Aujourd’hui Gloria marie sa fille en banlieue parisienne. Il y a peu, en Guinée Bissau, elle assistait à la cérémonie qui consacre son père décédé en ancêtre. D’une cérémonie à l’autre, entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, Gloria se réconcilie avec son histoire, trouve sa place et connaît un moment de paix.
Porté par une énergie folle et une totale liberté, le film part de la trivialité de la vie pour interroger la transmission, notamment entre les différentes générations d’immigré·es. Sans jamais s’appesantir, il montre la richesse de l’appartenance à deux cultures, ses protagonistes semblant parfaitement intégrés ici tout en étant profondément enracinés là-bas. Au détour d’une phrase anodine ou par une diatribe enflammée, on évoque une histoire complexe dans laquelle la colonisation laisse encore des traces ; puis on évacue tout cela par la danse, la musique ou le chant. Espace galvanisant d’expression collective, Dao magnifie ces moments de partage qui célèbrent la vie – et la mort : des festivités politiquement bienvenues et cinématographiquement réjouissantes.
- L’affaire Abdallah
Jeudi 2 juillet 20h30
Séance suivie d’un échange en présence du réalisateur
Documentaire français de Pierre Carles
Durée : 1h41
Le militant libanais Georges Abdallah a été incarcéré près de 41 ans en France. Ce résistant communiste pro-palestinien s’est vu affubler de l’étiquette »terroriste ». À tort. Une incroyable fake news et de fortes pressions exercées par les États-Unis sur la France sont à l’origine de cette durée de détention hors-norme. À 74 ans, il a réussi à sortir de prison, debout, ses convictions politiques intactes.
Alerté par une membre du comité de soutien à Georges Abdallah, Pierre Carles décide d’enquêter sur l’histoire de ce militant communiste libanais : Abdallah est incarcéré en France depuis 1984, ce qui en fait le plus ancien prisonnier politique de France – il a depuis été libéré et immédiatement expulsé du territoire français en 2025. Ce travail d’enquête n’a jamais été mené, aucun média important ne s’est saisi de l’affaire depuis que Georges Abdallah s’est vu attribuer – à tort – une vague d’actes terroristes justifiant sa détention. Or, un aspect essentiel du travail de Pierre Carles est de proposer d’autres points de vue que ceux dont nous abreuve le discours dominant. Il questionne ici cette figure du « terroriste », vocable souvent utilisé pour disqualifier toute forme de résistance radicale. Il interroge également les raisons qui ont pu pousser l’État français à garder enfermé plus de quarante ans un prisonnier libérable depuis… 1999 ! Les demandes de libération anticipée de Georges Abdallah, jugées recevables par la justice, ont ainsi été bloquées par les gouvernements successifs, sous pression des autorités américaines. L’affaire Abdallah revient sur près d’un demi-siècle d’une histoire méconnue dans laquelle se mêlent militantisme anti-impérialiste, désinformation médiatique, ingérences étrangères, pressions politiques exercées sur la justice française… Une enquête sidérante sur le plus ancien prisonnier politique de France !
- Le garçon qui faisait danser les collines (VO)
Vendredi 3 juillet 21h
Programmation en lien avec le festival IPA (Inter Pilat Associations) qui se déroule samedi 4 juillet à St-Julien-Molin-Molette : concerts place Bancel et place aux 6 fontaines
Film multinationalités (Macédoine / République tchèque / Serbie / Croatie) de Georgi M. Unkovski, avec Arif Jakup, Agush Agushev, Dora Akan Zlatanova
Durée : 1h39 – en VOST
Ahmet, 15 ans, grandit au milieu des montagnes de Macédoine, où il garde les moutons de son père tout en prenant soin de son petit frère. Mais lui, ce qui le fait rêver, c’est la musique. Entre les attentes de son entourage et ses envies d’ailleurs, Ahmet pourra-t-il un jour suivre son propre chemin ?
Énorme coup de cœur pour ce film et son humour détonnant ! Le conflit entre tradition et modernité est chroniqué avec vivacité et drôlerie dans ce feel good movie qui déjoue souvent les clichés sur la représentation de la vie rurale dans les Balkans. Les jeunes filles yörük s’affichent bien en costumes tradis hyper colorés et richement brodés, mais elles s’entraînent d’arrache-pied sur une chorégraphie digne d’un girlsband, destinée à faire le buzz sur TikTok. La bande originale mélange habilement instruments traditionnels et rythmes électro. On est touché par la douceur véhiculée par ce héros délicat, plein de sensibilité, qui renverse les codes de la masculinité qui lui ont été inculqué. Good vibes garanties… On reste avec la sensation rare, à peine la lumière rallumée, que quelque chose continue de vibrer au-delà des images. Comme un écho discret mais tenace.
- Du 5 au 9 juillet : Cinéstival spécial 80’s !
Avant la pause estivale et le départ de son projecteur en tournée d’été dans les villages voisins, Cinémolette vous propose 5 films sur 5 soirées à St-Julien-Molin-Molette ! - La femme la plus riche du monde
Dimanche 5 juillet 20h

Comédie grinçante de Thierry Klifa avec Isabelle Huppert, Marina Foïs, Laurent Lafitte
Durée : 2h03
Une comédie drôle et grinçante auprès des ultra-riches dépeignant une « certaine histoire de France ». Le film nous propose une galerie de personnages librement inspirés de l’entourage de Liliane Bettencourt devenue la femme la plus riche du monde dans les années 80, sur fond de relations dysfonctionnelles et de dialogues cinglants.
- Diva
Lundi 6 juillet 21h

Polar romanesque réalisé en 1981 par Jean-Jacques Beineix avec Wilhelmenia Wiggins Fernandez, Frédéric Andrei, Richard Borhinger
Durée : 1h57
Un jeune postier amoureux du bel canto réalise un enregistrement pirate d’un concert donné par une diva. Sa passion et un hasard malencontreux vont provoquer une chasse à l’homme dont il est la proie… Des images superbes dans des décors élégants, une bande son empreinte d’art lyrique… Ajoutez à cela une intrigue policière et une histoire d’amour totalement romanesque, vous obtenez un film estampillé année 80, récompensé de 4 césars à sa sortie !
- L’inconnu de la grande arche
Mardi 7 juillet 21h

Biopic de chantier de Stéphane Demoustier avec Claes Bang, Sidse Babett Knudsen, Xavier Dolan
Durée : 1h46
Une plongée dans les coulisses du chantier pharaonique de la Grande Arche de la Défense à Paris, confié à un architecte danois inconnu, lors d’un concours lancé par François Mitterrand en 1983. Quasiment un thriller entre tension sur la question de la création et de la dépossession, satire sur les arcanes du pouvoir et ses excès, et portrait d’une époque.
- Police flash 80
Mercredi 8 juillet en plein air
à la nuit tombante, vers 22h, à la Brasserie du Pilat
Comédie policière de Jean-Baptiste Saurel avec François Damiens, Audrey Lamy, Xavier Lacaille
Durée : 1h26
1984. Yvon est propulsé malgré lui à la tête d’une « unité d’élite » : la Police Flash 80. Il doit désormais faire équipe avec Guilaine, maman surmenée et cerveau du groupe, Marfoud, geek du Minitel et Roberto, l’infiltré à la coupe mulet… Une comédie policière rétro déjantée qui surfe sur les stéréotypes des années 80. Second degré maximum !
- Juste une illusion
Jeudi 9 juillet en plein air
à la nuit tombante, vers 22h, au village (choix du lieu en cours…)
Comédie dramatique de Olivier Nakache et Eric Toledano avec Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin
Durée : 1h56
Une comédie nostalgique qui prend pour décor une famille de la classe moyenne des années 80 et suit le parcours d’un jeune adolescent en pleine mutation, ses questionnements et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, les premiers élans amoureux. Un film émotion sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’est pas juste une illusion.